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Bibliogr. p. 217-218
Chaque société a toujours voulu accomplir, avec les corps des personnes qui la constituent, des métamorphoses, pour modifier leur image originelle, fabriquer une représentation qui transcende une réalité brute, trop naturelle. Mais en Afrique ces altérations de l'apparence sont également un art, au même titre que les masques, la statuaire. S'il est vrai que ce continent est entré dans les contraintes et le jeu de la civilisation européenne, et que les scarifications, par exemple, sont souvent abandonnées, il existe encore des lieux, isolés, où les arts du corps sont célébrés comme autrefois. Loin des villes : au centre du Niger, au sud de l'Ethiopie, au nord de la Tanzanie, dans le bassin du Congo, certains peuples, avec une admirable obstination, refusent encore les us, les coutumes, les modes vestimentaires occidentales.
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